L’art routard, La Paz
Me voilà malade, une autre facette de l’aventure, terrassé par une bonne pharyngite, fièvreux, et
toussant sans cesse. Ce qui, dans la capitale la plus haute du monde, à près de 4000 mètres d’altitude, avec un manque certain d’oxygène, et une bonne dose de pollution et de gaz d’échappement, ne me laisse plus que la possibilité de traîner ma carcasse avec courage dans les rues de La Paz, et d’observer les murs de mon dortoir qui recèlent de pas mal de surprises…
La Paz
Une capitale, particulière, qu’il faut avoir visité pour la comprendre. Ici tout est en pente, en
descente… ou en montée, tout dépend dans quel sens on va, sur un denivellé total de plus de 800 mètres. Démographiquement, La Paz est unique. Les quartiers riches se situent en bas à 3200 mètres d’altitude, tandis que les quartiers pauvres surplombent la ville, à plus de 4000 mètres, ce qui est parfaitement l’inverse de toutes les autres villes, oú les populations les plus aisées ont toujours tendance à se surrélever. La faute au fait qu’à cette altitude, huit cent mètres ont une importance indéniable au niveau climatique et facilité de vie. Ici, vivre en bas est un luxe.
L’art des voyageurs
A l’entrée du dortoir que j’occupe, une affiche est placardée, portant l’inscription “Interdit de dessiner
sur les murs”. Visiblement, la requête n’a pas eu l’effet escompté. Les murs à l’intérieur sont parsemés de dessins plus ou moins aboutis, de poèmes, en espagnol, en anglais, en francais, de simples tags, de mauvais goût, ou véritablement inspirés. Tout un résidu d’inspiration de voyageur. Une véritable oeuvre d’art! L’erreur serait grande, de la part de la direction, de vouloir repeindre toute cette chambre en blanc, car elle y perdrait une partie de son âme. Je passerais d’ailleurs la majorité de ma convalescence à déchiffrer les textes et poèmes, à admirer les dessins et en découvrir sans cesse dans chaque nouveau recoin mystérieux.
Enfermo
Je suis malade. Une première pour moi dans ce voyage, et une aventure supplémentaire. Tout ce que je
fais, je le fais lentement, toujours fiévreux, épuisé par le moindre pas, toussant à chaque respiration un peu trop optimiste. J’ai passé deux premières nuits vraiment difficiles, mais je commence à ressentir les effets des traitements préconisés par les medecins boliviens. Depuis trois jours, ma vie est rythmée par le réveil, les cachets, le sirop, les cachets, le sirop encore. Sans oublier ma fameuse piqure journalière de pénicilline dans la fesse droite (Et non! il n’y aura pas de photos
censuré), qui me laisse les jambes lourdes et courbaturées pendant une bonne paire d’heures. Le pire, c’est que j’ai bien peur d’avoir refilé la bêbête à l’un de mes voisins de chambres, un flamand qui commence, deux jours après moi à avoir les mêmes symptômes. Résultat, je reste paralysé, dans l’attente de mon rétablissement, à La Paz. Je
poste donc ce petit article pour patienter, attendre l’arrivée de nouvelles aventures, de véritables découvertes, avec pour prochaine étape Copacabana et le lac Titicaca.
Un simple microbe qui me ramène sur terre, loin de l’invincibilité de ma jeunesse. Ca fait du bien. En attendant, je passe mon temps à lire, à regarder les Jeux Olympiques,et à préparer l’avenir. Je troque pour quelques jours le voyage par le rêve.
Je rêve.
Des femmes-champignons, qui habitent dans un recoin de la chambre.
Les boliviens sont d’excellents musiciens, jouant de la quena, de la flûte de pan, ou de l’ocarina avec toute leur âme.
Petit poème, en francais
Pour dormir sur ses deux oreilles.
Des nouvelles, seulement quand il y aura du nouveau et que j’aurais quitté la ville, vers des horizons plus palpitants.
17/08/2008






17/08/2008 à 11:00
Belle épopée pour arriver jusque-là !
Bon courage pour surmonter les microbes et les piqures. Profites-en pour terminer de décorer ta chambre
Hasta bientôt.
Yo.
17/08/2008 à 11:25
Salut Raphaël
Pas mal comme déco et sujet à inspiration, soignes toi bien pour mieux repartir, gros bisous
17/08/2008 à 13:21
salut raf,
désolée de te savoir malade… j’espère que ta grande forme physique habituelle va prendre le dessus
sur ce petit désagrément!
en attendant de te savoir rétabli et en pleine forme, repose toi bien!
la suite de tes aventures sera peut-être encore plus exeptionnelle!!!
reprends des forces et relate-nous vite tes expériences…
mais surtout ménage toi et ne prends pas de risques inutiles ;
attend d’être vraiment bien rétabli pour ne pas rechuter.
je t’envoie de gros bisous bien sonores sur tes joues fiévreuses en espérent qu’ils t’iront droit au coeur!
on pense tous très fort à toi.
bises et prompt rétablissement!!!
17/08/2008 à 19:29
Un ti message pour te souhaiter bon courage, je sais que ce n’est pas évident d’être dans un pays et ne pas être bien physiquement.
Je te souhaite un très bon rétablissement.
A bientot,
Maureen
17/08/2008 à 19:48
Les médecins Boliviens t’ont ils compris facilement ou as-tu été
obligé de mimer comme d’autres voyageurs (euses).
Qui te fait ta piqûre journalière?
Pour notre part, nous sommes rentrés de Lozère où tous les
cousins te saluent.
Bon rétablissement.
PS. Peut-être qu’une petite tisane Bolivienne serait plus doûce
que les piqûres.
Bisous @+
17/08/2008 à 20:20
Rétablies-toi bien, et bon courage pour la suite !
17/08/2008 à 21:24
Lol ca va les medecins boliviens ont reussi à me comprendre, ca n’a pas été sans mal. Je suis allé pour me soigner dans un grand complexe avec dentiste, docteur, infirmerie, pharmacie, chapelle… C’est à l’infirmerie qu’une gentille infirmière bolivienne me fait `les piqûres, recommandés par madame le docteur, et avec les produits achetés à la pharmacienne (que des femmes). Ce qui est marrant, c’est de voir qu’à la sortie du complexe médical, on trouve à proximité un petit paquet de pharmacies en rab, … puis une rue entière de pompes funèbres.
Ca met dans l’ambiance.
Je ne sais plus si j’ai précisé que j’ai consigne de passer mon temps à boire de la tisane et à manger de la soupe, donc ca fait partie du traitement…
Pas d’inquiétude, c’était severe mais ca commence à passer.
Byy. Raf
18/08/2008 à 11:58
coucou Oui Oui!! que des femmes… lOl
J’espere que tu pourras bientot repartir vers de nouvelles aventures car tu as tant de choses a découvrir encore…
Soigne toi bien, je sais que tu es en bonne main MDR gros bisous et à vite.
TU me manques…
Rafilone.
18/08/2008 à 17:21
Hello fiston
Comment es tu arrivé à La Paz : bus, train, avion????
Félicitations, tu arrives à nous faire voyager sans sortir de ta chambre!
Bisous
19/08/2008 à 17:21
Salut Fa,
On vient d’avoir à nouveau de tes nouvelles.
On se demande si tu as trouvé un dortoir dans un petit hôtel ou auberge de jeunesse ou si tu es dans un dispensaire ?
Tu as l’air d’être bien dorlotté par un staff féminin .
Si jamais ton état ne s’améliore pas , tu peux toujours consulter les infos que je t’avais envoyées sur ton mail fin juillet avec adresse de l’ambassade et quelques contacts téléphoniques utiles…
je pense avoir ces infos sur une clé USB ici, si nécessaire, je peux te les renvoyer.
J’ ai fait découvrir le blog à des amis de Lozère et tu vas avoir de nouvelles lectrices assidues …
Des artistes sont passés dans ton dortoir et tu as trouvé de l’inspiration même fièvreux.
Bisous de nous tous et à bientôt pour de nouvelles aventures
19/08/2008 à 23:05
Hello Raphaël !
Un nouveau petit bonjour (ou plutôt bonsoir) de Nibelle. Je viens de lire ton blog, qui s’est bien étoffé depuis ma
dernière visite. Je suis désolée que tu aies été malade. J’espère que tu as retrouvé la forme ? En tout cas, les
photos de ta “chambre d’hôpital” laissent rêveur…
Te lire est toujours aussi passionnant… Et j’en profite, car je suis désormais en vacances pour quelques jours.
Tes commentaires sur les relations que tu noues avec les personnes que tu rencontres me touchent beaucoup.
En particulier, ces hommes, ces pompiers boliviens qui ont besoin de toi, désespérément. Et d’autres avant, qui
vivent à travers tes mots, ces mots qui nous renvoient une grande sensibilité, et une merveilleuse écoute des
gens que tu rencontres. Je te suis Raphaël, au détour de tes pas, où qu’ils te conduisent. Je t’écoute…
Bisous, Bien affectueusement
Marie-Claire
20/08/2008 à 17:45
Hola Raphaël !
Tiens bon le cap, vaillant Gaillard du Monde, la route est encore longue, parsemée de hauts et de bas, de découvertes en amitiés, « par vents et marées » … je rejoins toutes et tous pour te souhaiter une meilleure santé, une bonne convalescence studieuse pour parfaire ton espagnol grâce aux soins prodigués par tes soignantes, et repartir « bon pied, bon œil » sur le chemin de ta Vie …
Hasta luego, besos Rafael !